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    Catherine Phalippou

  • Chêne « en acte »

    Chêne « en acte »

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    Militante associative, soit, mais essentiellement citoyenne n'ayant jusqu'ici jamais eu que le souci de remplir son devoir civique, je me suis engagée durant la campagne des Cantonales de 2011 en soutien à Jean-Marie Goater pour rappeler que la citoyenne, le citoyen lambda est responsable quand elle ou il laisse mourir le débat d'idées et consent que des politiques professionnels le confisquent.
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Allez, oubliée l’abstention…

Posté par Catherine Phalippou le 11 avril 2011

A ceux qui sont restés branchés à ce blog de suppléante amatrice, j’adresse cette réflexion pour digérer ensemble l’aventure des précédentes élections. Nous pouvons constater avec effarement que la poussée de réactions vertueuses passée, nos politiques fraîchement élus oublient l’abstention subie par eux pour être élus et ne l’intègrent pas du tout dans leur horizon d’action. Tout est reparti comme en 14. Les mêmes habitudes de gouvernance préactée, les mêmes erreurs qui ne leur ont rien coûté (mais puisqu’ils vous le disent) donc qui n’en sont pas.

Que les citoyens désinvestissent le politique ? Vous avez vu cela où que cela était grave ?

A l’exception du Danemark, l’abstention électorale progresse partout en Europe. Daniel Gaxie, politiste français soulignait en 2007 (cliquer sur son nom) qu’il faut se méfier de la tentation qui consisterait à croire que les abstentionnistes sont réguliers. Les abstentionnistes sont plus fréquemment des intermittents du vote qui excusent facilement leur attitude (car pour une fois, ils avaient autre chose à faire, ou il faisait tellement beau, ou ils étaient patraques à moins que ce ne soient leur(s) enfant(s)… ou ce que nous avons plusieurs fois entendu durant nos tractages durant cette campagne : ils ont oublié de faire leur transfert d’adresse suite à un déménagement.). Et en définitive pour ce que cela sert d’aller voter…

L’économique étouffe la politique. Où est le sens des affrontements politiques quand à droite comme à gauche, le discours pro-capital est prioritaire ? La présence de l’économique en politique ne date pas d’hier, mais depuis la fin des années 1980, notre voix de citoyen-ne a perdu toute influence politique. Parce que l’urgence c’est l’économique, que la priorité c’est la gestion, qu’il faut investir, et que devant tant de défection citoyenne la voie est libre pour le copinage politico-économique.

L’abstention augmente mais ni le législateur, ni le décideur exécutif – s’il a de l’influence économique – n’a plus peur de perdre des voix. Pour ce, il est indispensable d’avoir sinon fortune du moins bonne fortune comme la naissance, ou de beaux soutiens parmi les caciques du coin, … quand on y pense…

Les positions sont conservées et reconduites pour garantir les arrangements avec les puissances économiques. Principe de réalité, mais quelle réalité décourageante pour les citoyens ! A nous de faire bouger cela.

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