• Auteur :

    Catherine Phalippou

  • Chêne « en acte »

    Chêne « en acte »

  • Ne pas rester spectatrice

    Militante associative, soit, mais essentiellement citoyenne n'ayant jusqu'ici jamais eu que le souci de remplir son devoir civique, je me suis engagée durant la campagne des Cantonales de 2011 en soutien à Jean-Marie Goater pour rappeler que la citoyenne, le citoyen lambda est responsable quand elle ou il laisse mourir le débat d'idées et consent que des politiques professionnels le confisquent.
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Impossible de migrer de la planète, alors que fait-on ?

Posté par Catherine Phalippou le 13 janvier 2011

Emission de FR3 « Ce soir ou jamais », mars 2009

http://www.dailymotion.com/video/x8pquz

Intervenants dans le court extrait ci-dessus : 

- François WALTER, Historien

- Yves CITTON, Professeur de littérature

- Isabelle STENGERS, Philosophe

- Yves CITTON, Professeur de littérature

- Amin MAALOUF, Ecrivain

Cette émission (dont voici seulement les derniers moments plus haut) est particulièrement intéressante pour faire le point sur la pléthore contemporaine d’émissions télévisées et d’articles  apocalyptiques dans les médias.

Certains d’entre nous se souviennent des prophéties d’apocalypse nucléaire durant la guerre froide. Etonnamment, aujourd’hui cette apocalypse est sûrement plus de deux fois plus inquiétante (avec la multiplication des pays disposant de l’arme nucléaire) mais nous ne « vibrons » plus qu’aux nouvelles prophéties apocalyptiques, celles environnementales. Pourquoi ?

La théorie du réchauffement climatique reste une théorie, c’est-à-dire une grande hypothèse, toutefois elle nous « parle » parce que nous sommes capables de l’écouter, d’être sensibles à l’avertissement qu’elle formule : si le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine s’avérait exact, alors nous pouvons craindre une multiplication de phénomènes cataclysmiques dits naturels ou humains (violents).

Comment nous guider vers le meilleur avenir possible ? Il est indéniable que nous n’avons plus la possibilité d’avoir confiance dans la boussole de la relance économique, insiste Isabelle Stengers, il nous faut réfléchir sur ce monde qui peut-être ne détruit pas la nature (la théorie du réchauffement climatique est peut-être vaine) mais assurément détruit plus qu’il ne construit… détruit les relations humaines dignes, pour leur substituer des relations abominables.

Si notre temps est un temps de catastrophes souligne le professeur de Lettres Yves Citton, est-il déjà le cinquième acte au théâtre ? La pire catastrophe serait alors un renversement après quatre actes précédents. Notre sentiment général  est plutôt celui de vivre dans un monde qui part en vrille, comme si le pire n’était pas encore arrivé. Si nous ressentons les prémices de ce retournement catastrophique, nous avons alors intérêt à étudier ce qui aujourd’hui se tisse et se détisse  surtout pour anticiper, corriger, prévenir selon la vision claire de ce que nous voulons comme demain.

Les médias sont anxiogènes, mais au lieu de culpabiliser le citoyen lambda qui persiste à se rendre à son travail en voiture, ce sont des discours de fond, responsabilisateurs oui, mais pas culpabilisateurs dont nous avons besoin…. pour nous donner une nouvelle boussole. Antoine de St Exupéry dans un recueil posthume intitulé Citadelle écrivit : « Préparer l’avenir ce n’est que fonder le présent. […] Il n’est jamais que du présent à mettre en ordre. À quoi bon discuter cet héritage. L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre. »( éd. Gallimard, coll. NRF, 1948, chap. LVI, p. 167) … et quand certaines visions de l’avenir ne sont pas permissibles, alors il faut résister contre elles. 

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